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04 novembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Climat de travail tendu à la Polyno de La Sarre

La réaffectation d’un directeur adjoint incomprise par la communauté de l’école

Polyno Enseignants

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Des élèves de l’école secondaire étaient aussi présents pour soutenir leur directeur adjoint.

Enseignants, personnel de soutien et élèves de la Polyno de La Sarre sont sortis sur l’heure du dîner, le 4 novembre, pour dénoncer la réaffectation d’un directeur adjoint de l’école ainsi qu’un climat de travail tendu. Les enseignants avaient un message à passer: il est temps que ça change.

Le changement au sein de la direction de l’école semble inexpliqué pour les enseignants. «À la suite du départ de Frédéric [Bédard], on a rencontré la direction. Tout le personnel a témoigné. On avait des questions, mais on n’a reçu aucune réponse. On a su que c’était à cause d’une mésentente entre cadres. On sait qu’une médaille a toujours deux côtés. Pour le moment, on a seulement un côté. Il y a rien d’assez grave, à notre avis, qui a été fait pour justifier une décision comme celle-là, qui affecte ainsi une école secondaire, surtout dans une situation de pandémie», ont souligné les enseignantes rencontrées sur place.

«Surtout que n’eut été de son travail et de celui de Caroline Pépin [directrice adjointe à Polyno], on n’aurait jamais été prêts pour la rentrée scolaire», ont-elles ajouté.

Pour le groupe d’enseignantes, Frédéric Bédard était un atout au sein de l’établissement. «Il n’est pas parfait et il a fait des erreurs comme tout le monde. Mais, avec le temps, il avait appris. On sentait une collaboration et une écoute de sa part. Il travaillait en équipe ,et il y avait un lien de confiance entre les enseignants et lui», ont-elles fait valoir.

Climat de travail tendu

Selon les enseignantes, le climat de travail au sein de l’établissement n’est pas le plus épanouissant. Avant la pandémie, des rencontres et des lettres avaient été remises à la direction pour faire état de cette situation. «La goutte qui a fait déborder le vase, c’est le réaffectation de notre directeur adjoint sans consulter les gens en place. Il était autant apprécié des enseignants que des élèves», ont-elles évoqué.

«D’autres personnes cherchent seulement à avoir le dernier mot et on sent que personne ne fait confiance à notre compétence professionnelle. Avec Frédéric, ce n’était pas comme ça. On discutait, on trouvait des solutions. On avait des réponses à nos questions», ont-elles ajouté.

Communication défaillante

La communication ferait aussi défaut entre la direction et les enseignants. «Pour donner une idée, il y a des choses que les enseignants apprennent par le biais des élèves. Ils savent des choses avant qu’on soit informés», ont-elles exposé.

De plus, le groupe a vu plusieurs collègues tomber au combat. «Il y a eu beaucoup de personnes qui sont parties en congé maladie parce qu’on s’est acharné sur elles, comme si c’était une commande de les faire sauter. Le départ d’enseignants, ça n’a pas seulement un impact sur les élèves, ç’a aussi un impact sur les collègues», ont-elles indiqué.

Lors de l’action tenue à l’extérieur de l’école, il n’y avait pas que des enseignants de la Polyno, mais aussi d’autres établissements venus soutenir leurs collègues.

«On est tannés de le dire que ça va mal et que rien ne change. On a utilisé tous les moyens possibles» - des enseignantes de la Polyno

«On a même demandé une rencontre avec la directrice générale du Centre de services scolaire, mais elle a refusé de nous rencontrer», ont lancé le groupe d’enseignantes.

Les élèves touchés

Des élèves ont notamment fait signer une pétition pour souligner leur appui à leur directeur adjoint. Quelque 200 noms ont été recueillis. «Les élèves s’en sont rendus compte. Il était apprécié d’eux. Il leur disait salut. Ils ont remarqué son départ et comment ç’a nous a affecté, les enseignants», ont fait valoir les enseignantes.

Au moment d'écrire ces lignes, le Centre de services scolaire du Lac Abitibi n'avait pas retourné notre appel.

Commentaires

5 novembre 2020

Sofiane ouertani

Il y’a des firmes spécialisées dans l’amélioration du climat de travail .. il serait peut être souhaitable d’aller chercher un support

5 novembre 2020

LISE Bégin

Peut on commencer a prendre soin de ceux qui prennent soin des générations qui vont nous suivre? N oublions pas que nos enfants apprennent de ce que l on fait de bien ou de mal! Puissions nous apprendre a ouvrir avec compassion un dialogue vrai!

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