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15 décembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Près de 90% des bâtiments du CSSRN considérés en mauvais état

Un changement dans les critères d’évaluation a entraîné une aggravation de la situation

École de l'Étincelle Évain CSSRN

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Plusieurs gros projets seront sur la table pour les écoles primaires de Rouyn-Noranda, dont celle de L’Étincelle à Évain.

Le rapport annuel du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN) jette un regard sévère sur l’état de ses écoles. En vertu des règles d’évaluation du gouvernement, le nombre de bâtiment considérés comme étant en état satisfaisant a diminué de 25 % à 10 % seulement.

Le directeur général du CSSRN, Yves Bédard, a précisé que cette diminution était surtout due à un changement important dans la méthode d’évaluation du ministère de l’Éducation. «On est passés de neuf composantes analysées, dont les fenêtres et la toiture, à 85. On prend désormais en compte des éléments comme le chauffage et l’électricité. Je ne pense pas qu’on ait des écoles en moins bon état qu’avant, mais qu’on a plutôt un portrait plus juste et plus réaliste de la situation», a-t-il fait valoir. 

«À l’époque, on se concentrait à inspecter seulement l’enveloppe externe, c’est-à-dire la toiture, la fondation, les fenêtres, les portes, etc. On nous demandait de prioriser cela. Maintenant, avec le recul, on est passé à un plus grand nombre de points. On parle de l’éclairage, de l’architecture. Ça va jusqu’au stationnement», a ajouté la directrice des ressources matérielles, Édith-Martine Lapierre. 

Pas nécessairement en mauvais état 

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M. Bédard ne croit pas que les écoles du territoire soient dans un état de délabrement.

«Nos bâtiments ne sont pas vétustes. Ils sont en bonne santé. Il y a aussi de nombreux travaux qui ne sont pas complètement terminés et qui nous empêchent, actuellement, de faire les changements dans la méthode de calcul» - Yves Bédard

Mme Lapierre a expliqué qu’une école est jugée en état satisfaisant quand le déficit d’entretien est inférieur à 15 %. Pour maintenir les écoles à ce stade, le CSSRN aurait besoin de 8,3 M $. «Avec cette somme, on n’améliore rien. On ne fait que maintenir l’état de nos bâtiments. C’est un peu ce que tout bon propriétaire de maison doit faire chez lui. Historiquement, on ne recevait que 2 M $ par année, ce qui a contribué à la détérioration de nos écoles», a-t-elle mentionné. 

Chaque école se voit aussi attribuer une cote par le ministère de l’Éducation. «Par exemple, l’agrandissement du Centre Polymétier a une cote de très bon état. Du côté de Notre-Dame-de-Protection, elle avait une cote de bon état, mais avec l’ajout de composantes, le déficit d’entretien l’a fait passer dans la catégorie des écoles en mauvais état. On a plusieurs bâtiments comme ça qui ne sont pas loin d’être classés en bon état», a soutenu Édith-Martine Lapierre. 

«On a cependant d’autres écoles qui sont très loin de ces cibles, a-t-elle signalé. On se concentre vraiment sur celles-ci pour réduire les déficits d’entretien.» 

Des sommes majeures 

Même si la situation semble difficile, l’argent provenant du gouvernement a augmenté au cours des dernières années. Ainsi, depuis trois ans, le CSSRN a reçu 16 M $ pour effectuer divers travaux, ce qui est tout de même sous la barre des 8,3 M $ dont il aurait besoin chaque année. 

«Les sommes ont augmenté dans les dernières années. On est à présent en mesure de faire des projets d’envergure et des réparations majeures. Il y a quelques années, on avait dû refaire le toit de l’école La Source en plusieurs étapes, alors que, cette année, on a pu refaire celui D’Iberville d’un seul coup», a illustré Yves Bédard. 

«Il y a eu une amélioration dans les enveloppes du gouvernement, dernièrement, pour rattraper les retards dans les déficits d’entretien. Le Ministère s’est fixé comme objectif que toutes les écoles soient dans un état satisfaisant pour 2030» - Édith-Martine Lapierre

Yves Bédard cite aussi en exemple l’école Monseigneur Pelletier. «On a refait beaucoup de choses dans cet établissement. L’école était classée dans le rouge. Quand les travaux seront terminés, elle sera verte», a-t-il fait valoir. 

«On a fait beaucoup de travail du côté des écoles D’Iberville et de Monseigneur-Pelletier cet été, a enchainé Édith-Martine Lapierre. On a refait la toiture, l’isolation et le parement du gymnase du côté de l’école secondaire. Pour l’école primaire, on a notamment remplacé les fenêtres et les portes et travaillé sur l’éclairage. Toutefois, on va voir le reflet de ces améliorations dans les calculs du Ministère seulement en avril prochain.» 

École Monseigneur-Pelletier CSSRN

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Améliorations continues dans les écoles du CSSRN 

La hausse des budgets pour la rénovation des écoles a permis au Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN) d’effectuer de plus grandes rénovations au cours des dernières années. Et l’an prochain, pour la première fois, les sommes reçues dépasseront les besoins annuels. 

Alors qu’il a besoin de 8,3 M $ par année pour simplement maintenir ses écoles dans un état satisfaisant, le CSSRN recevra un peu plus de 10 M $ lors du prochain exercice budgétaire. 

«Pour la première fois depuis longtemps, l’an prochain, nous allons avoir un montant supérieur à ce que nous devons obtenir pour entretenir adéquatement nos bâtiments. Ça va nous permettre de nous attaquer au déficit d’entretien et de commencer à corriger le passé» - Édith-Martine Lapierre. 

Plusieurs gros projets seront sur la table pour les écoles primaires de Rouyn-Noranda. «L’école de L’Étincelle à Évain, l’école des Kékéko à Beaudry, l’école Kinojévis à McWatters ainsi que l’école de Granada figurent parmi celles où nous aurons les plus gros projets. On parle de parement extérieur, de travaux sur la toiture, de mise aux normes, de remplacement de fenêtres et de salles de bain», a évoqué Mme Lapierre. 

Un projet d’économie d’énergie de 7 M $ en cours 

Le CSSRN travaille aussi sur un projet d’économie d’énergie afin de réduire son empreinte écologique. Près de 7 M $ seront ainsi investis pour rendre les écoles moins énergivores. «On retire tout le chauffage au mazout de nos écoles. On a aussi effectué des changements au système d’éclairage en optant pour des systèmes plus écoénergétiques. On l’a fait dans huit de nos écoles. On modernise ou remplace aussi les systèmes de chaudières pour le chauffage de l’eau», a précisé Édith-Martine Lapierre. 

L’enjeu de la ventilation 

Un nouveau sujet fait tranquillement son chemin dans le domaine des ressources matérielles des écoles: la ventilation. En raison de la crise sanitaire, cette notion est devenue plus importante. 

«Actuellement, on n’a pas le mandat d’ajouter de la ventilation dans nos futurs travaux. Nous n’avons pas le droit d’utiliser des montants qu’on reçoit pour l’entretien pour ajouter de la ventilation. Nos écoles secondaires en possèdent, mais pas nécessairement nos petites écoles. Je sais cependant qu’il y a beaucoup de discussions sur ce plan au Ministère. On verra la suite des choses», a mentionné Mme Lapierre. 

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