Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Société

Retour

30 décembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Un nouveau logis pour la Maison du Soleil Levant

Des projets plein la tête pour l’organisme d’aide en itinérance

Maison du Soleil Levant

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les nouveaux locaux de la Maison du Soleil Levant sont situés sur la rue Reilly, dans l’ancien presbytère de l’église Immaculée-Conception.

La Maison du Soleil Levant de Rouyn-Noranda, qui aide les personnes vivant en situation d’itinérance, a maintenant un nouvel endroit pour les accueillir. Les nouveaux locaux ont permis d’améliorer la qualité des services offerts. 

Auparavant situé sur l’avenue Carter, dans le Vieux-Noranda, l’établissement a déménagé ses pénates sur la rue Reilly, dans l’ancien presbytère de l’église Immaculée-Conception, dans le quartier Dallaire. 

Ce déménagement, effectué en juin, était devenu nécessaire pour l’organisme. «On l’a fait pour deux raisons majeures. D’abord, à notre ancien endroit, l’espace était restreint. On était capables de nourrir et loger les personnes de la bonne façon, mais pas nécessairement de la meilleure des façons. En contexte de pandémie de COVID-19, on n’avait aucune façon de séparer les gens. On n’était pas bien équipés sur ce plan», a fait valoir le président du conseil d’administration, Robyn Tremblay. 

«L’autre raison, c’est que, chaque année, on avait des rénovations à faire parce que c’était une vieille maison. On demandait beaucoup de contributions pour rénover et entretenir les installations», a-t-il ajouté. 

Publicité

Défiler pour continuer

La Fondation Martin-Bradley, qui épaule l’organisme depuis longtemps, a donc décidé de pousser sa contribution encore plus loin. «Elle est un de nos généreux contributeurs qui a toujours été présente pour nous aider. Au lieu de continuer d’investir dans une vieille maison, elle nous a aidés à acheter l’ancien presbytère. On l’a rénové et on a finalement emménagé en juin», a raconté M. Tremblay. 

Services mieux adaptés 

Ce changement d’endroit permet à l’organisme de bénéficier de beaucoup plus d’espace. «Comme le bâtiment est plus récent, l’établissement est beaucoup mieux. On est plus prêts que jamais à aider les gens dans le besoin. On a une plus grande cuisine, un meilleur système de surveillance et de plus grands bureaux pour nos employés. On s’est améliorés sur tous les points, ce qui nous permet désormais d’améliorer la qualité de nos services», a souligné Robyn Tremblay. 

La Maison du Soleil Levant n’est pas seulement présente pour héberger et nourrir les itinérants. «On reçoit les itinérants, que ce soit pour quelques jours ou quelques semaines. Certains peuvent revenir par la suite. On les loge, on les nourrit, on les aide à prendre leur médication, on tente de leur trouver un emploi, un logement. On est vraiment là pour eux», a exposé le président du conseil d’administration de l’organisme. 

Ce dernier a d’ailleurs tenu à remercier la directrice de la Maison du Soleil Levant, Sonia Lamothe, ainsi que ses employés. «Ils réussissent à tout faire marcher. Je veux aussi souligner l’apport d’un autre de nos gros contributeurs, la Fonderie Horne, qui nous aide année après année», a-t-il fait savoir. 

Portrait très diversifié 

Le portrait de l’itinérance à Rouyn-Noranda est aussi diversifié. «Ça peut être autant une conjointe qui s’est fait mettre dehors qu’une personne qui a des problèmes financiers, qui vit avec des problèmes mentaux ou de dépendance à la drogue ou l’alcool, ou encore simplement quelqu’un qui a pris de mauvaises décisions. Ce sont autant des hommes que des femmes, des jeunes que des vieux», a énuméré M. Tremblay. 

Projet d’appartements transitoires 

Si la Maison du Soleil Levant est maintenant mieux installée sur la rue Reilly, elle caresse aussi de nouveaux projets. En effet, actuellement, un des étages de leurs nouveaux locaux n’est pas utilisé. «On a un projet à plus long terme dans lequel on aimerait créer des appartements qu’on dirait transitoires. Souvent, une fois qu’on a accordé notre aide à quelqu’un, cette personne n’est pas supervisée et ça peut rendre la réinsertion plus difficile. En ayant un studio, on pourrait vraiment les épauler et leur permettre de s’en sortir, de devenir autonomes. On n’est pas encore rendu là, mais c’est un projet. On veut éliminer l’itinérance, pas juste nourrir les gens pour trois jours», a évoqué Robyn Tremblay. 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média