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29 mars 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Les professionnels en éducation sont surchargés, révèle une étude

Près de 3000 personnes ont répondu

Éducation Enseignement Distance

©Depositphotos.com/Mariakray)

La charge de travail des professionnels en éducation ne cesse d’augmenter, selon leur syndicat.

ÉDUCATION - La surcharge de travail, le manque de reconnaissance et le salaire pas assez élevé sont les trois gros facteurs qui pèsent lourd sur les conditions de travail des professionnels de l’éducation. Une tangente qui a été observée dans une étude panquébécoise réalisée par la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec associés à la CSQ (FPPE-CSQ), dévoilée lundi matin.

Sur les 10 000 membres représentés par ce syndicat, environ 3000 ont répondu à ce sondage réalisé en février dernier. 

Dépendamment du secteur d’emploi, entre 23% et 51% des répondants songent à laisser leur emploi. La moitié d’entre eux ne fermerait pas la porte à occuper un emploi similaire dans le secteur privé. Au niveau régional, cette dernière tendance est moins importante que dans le reste de la province, mais le tout demeure préoccupant, selon le président de la FPPE-CSQ, Jacques Landry.  

«Selon eux, ils bénéficieraient d’un meilleur salaire et des conditions de travail plus avantageuses. Cette donnée est très alarmante pour nous, car elle confirme que les conditions de travail dans le secteur public sont devenues insoutenables pour les professionnels et professionnelles», a lancé M. Landry lors d’une conférence de presse virtuelle. 

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Même chose en région 

Au niveau régional, plusieurs membres déplorent le fait qu’ils ne peuvent pas faire d’interventions pour tous les élèves présentant des difficultés. Près de 70% estiment que seuls les cas les plus urgents ont droit à un service d’aide et 60% des membres disent qu’ils n’ont pas le temps de faire les interventions nécessaires pour prévenir ce genre de problèmes.  

Une partie des travailleuses et travailleurs sondés a également déploré le trop grand nombre d’écoles à couvrir et le quart estime perdre trop de temps dans les déplacements. 

«La rareté des ressources professionnelles, les besoins des élèves qui augmentent sans cesse, l’obligation de faire d’autres tâches connexes, le non-remplacement des postes et la difficulté d’attribuer une relève lors d’une ouverture de poste font en sorte que plusieurs ont le sentiment de constamment travailler en situation de crise», a fait savoir le président du Syndicat des professionnelles et professionnels en milieu scolaire du Nord-Ouest (SPPMSNO-CSQ), Jean-Claude Major. 

Des responsabilités grandissantes 

Également présent lors de la visioconférence, le conseiller pédagogique Réjean Godbout a livré un témoignage sur son expérience de travail.  

Déjà surchargé, le professionnel qui œuvre en Abitibi-Témiscamingue raconte que rien n’est allé en s’améliorant avec la présente pandémie. En plus des mesures sanitaires, M. Godbout a cité quelques exemples des façons de faire qui ont dû être modifiées, comme les évaluations, les changements d’étape, le soutien pour le jugement personnel, les notes aux élèves et plusieurs autres. 

«À chaque fois qu’il y a un changement, il faut pédaler vite et rassembler tout le monde autour de ces modifications. On travaille autant au niveau de la formation que de l’accompagnement, ainsi qu’avec les enseignants et les directions d’écoles. L’ampleur de la tâche augmente tout le temps», a expliqué Réjean Godbout. 

«On fait affaire avec un gouvernement qui prétend que l’éducation est sa priorité mais qui ne propose rien de concret à la table des négociations et qui refuse de revoir son corps budgétaire. Pourtant, il y a clairement une urgence d’améliorer la situation actuelle, qui ne cesse de se détériorer», a affirmé Jacque Landry à propos de ses membres qui sont toujours sans convention collective. 

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