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21 mai 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Repêchage LHJMQ: la même recette chez les Huskies

Un contexte particulier pour toutes les équipes

Marc-Andre Bourdon Huskies Rouyn-Noranda

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La tâche de Marc-André Bourdon s’avère un peu plus difficile cette année en raison du contexte de la pandémie, qui a fait en sorte que les joueurs admissibles au repêchage de la LHJMQ n’ont pratiquement pas joué cette année.

Depuis plusieurs années, les Huskies préparent toujours leur repêchage de la même façon: beaucoup de parties de hockey analysées et vues, combinées à des entrevues avec les joueurs et les entraîneurs. Dans un contexte différent, la meute s’affaire encore à préparer cette année la même recette qui a fait son succès au cours des dernières années. 

Par contre, quelques ingrédients manquent et la formation rouynorandienne le sait. «On attaque ça comme une année normale. C’est sûr qu’il va y avoir plus de diversité entre les listes d’une équipe à l’autre», a avoué le dépisteur-chef des Huskies, Marc-André Bourdon. 

Ce dernier reconnait qu’il s’agit d’une année spéciale en termes de recrutement, étant donné que les équipes midget AAA, midget espoir ainsi que tous les programmes scolaires n’ont pratiquement pas joué. «Chaque année, les équipes doivent s’ajuster aux différentes variables. Cette année n’est pas différente. On a tous les mêmes choses à prendre en considération et les mêmes facteurs», a évoqué Marc-André Bourdon. 

«Tout le monde a accès à la même information ou presque, a-t-il ajouté. C’est à notre équipe de faire ce qu’elle fait de mieux: se retrousser les manches et faire le meilleur draft possible.» 

Pour Marc-André Bourdon, toutes les équipes de la LHJMQ doivent s’ajuster. «Est-ce qu’on aimerait mieux voir les gars live? Oui. Est-ce que la marge d’erreur va être plus haute que les autres années? Oui. Sauf que toutes les équipes vivent avec ça», a-t-il précisé. 

Repêcher via vidéo 

Les équipes de la LHJMQ devront utiliser les programmes vidéos pour déterminer leur liste. Cependant, aucune équipe n’a joué depuis le temps des Fêtes. «On a des clips vidéos du début de la saison, avec tous les joueurs ont joué des matchs hors-concours. Par contre, c’est différent parce qu’ils n’avaient pas droit aux contacts et que c’était des équipes de 10 joueurs», a expliqué Marc-André Bourdon. 

Cependant, difficile de prédire ce qui s’est passé depuis août. «Le gars peut avoir grandi, il peut avoir grossi. Il peut ne pas s’être entraîné. La marge d’erreur est pas mal plus grande. On ne peut s’attendre à faire juste des bonnes sélections cette année», a-t-il souligné. 

«C’est sûr qu’on va repêcher un gars, qui va ensuite arriver au camp sans s’être entraîné énormément et on va se dire qu’il n’avait pas l’air de ça sur les vidéos», a-t-il ajouté. 

Pour contrebalancer, les équipes vont devoir se rabattre sur les entraîneurs, autant bantam que midget, pour obtenir des informations. «Au niveau de l’information, communiquer avec les entraîneurs et ces choses-là, on le fait toujours d’avance. Ce sera encore plus important cette année», a fait valoir Marc-André Bourdon. 

Une variabilité 

Par contre, même en ayant le portrait le plus clair, il manquera toujours des ingrédients à la recette. «L’an dernier, on avait des gars en 9e ronde au début de la saison qui ont fini en 3e ronde sur notre liste. Comme il va nous manquer des informations, on ne peut pas voir la progression», a signalé le dépisteur-chef. 

Il risque aussi d’y avoir des choix lointains qui feront passer des équipes pour des génies culinaires, alors que certains choix hâtifs vont laisser un mauvais goût en bouche. «Il y aura sûrement de bons joueurs dans toutes les rondes, mais personne ne l’a jamais vécu. On va avoir toutes ces réponses-là l’année prochaine et on va avoir réaliser certaines choses», a indiqué Marc-André Bourdon. 

Chez les Huskies, une des forces a toujours été le recrutement d’agents libres. Cette année, dénicher des Tommy Beaudoin, des Vincent Marleau ou des Zachary Cardinal sera une tâche titanesque. Et ce sera assurément un des éléments manquants à la recette rouynorandienne. «On va devoir se fier sur l’an dernier. Mais d’emblée, ça va être très, très difficile», a laissé tomber le responsable du recrutement chez les Huskies. 

Confiance 

Marc-André Bourdon le souligne à grands traits: les Huskies ne sont pas désavantagés dans ce repêchage pour une raison bien précise. «On le sait que notre équipe de dépisteurs a toujours été une de nos forces. Nos gars sont là depuis longtemps. Ils sont dévoués et passionnés. Ils travaillent excessivement fort. Et ils vont mettre toutes les chances de notre côté pour avoir le meilleur repêchage possible», a-t-il louangé. 

Si ces dépisteurs mettent de nombreuses heures pour voir des parties de hockey, ils l’ont encore fait cette année. «Je sais qu’ils se sont retroussé les manches et qu’ils vont tout faire pour maximiser ce repêchage», a-t-il soutenu. 

L’avantage des Maritimes 

Les joueurs des provinces atlantiques seront cependant plus faciles à identifier et à évaluer, étant donné qu’ils ont pu jouer au hockey cette année contrairement à leurs confrères québécois. «Les joueurs des Maritimes ont joué avec contact et on a pu les voir en masse. Notre dépisteur, Luc Caissie, est sur la tâche depuis le début de l’année et, pour les joueurs de cette région, ça va être presque comme d’habitude», a soutenu Marc-André Bourdon. 

Par contre, ce dernier n’aura pas sa propre opinion. «L’affaire, c’est que moi, personnellement, ou Yannick Gaucher, on ne les a pas vus live, ces joueurs-là. Mais avec les programmes vidéos qu’on a et l’information qu’on reçoit de Luc Caissie, on devrait être pas pire», a-t-il assuré. 

La mémoire fait défaut 

Certaines personnes ont déjà souligné que les équipes ayant vu des équipes bantam auront un avantage, une opinion que le dépisteur-chef des Huskies ne partage pas. «Les gars bantam mesurent 4 pieds et quand ils arrivent midget AAA, ils en mesurent 6. Ça vaut ce que ça vaut», a-t-il signalé. 

Un avantage pour les régions éloignées? 

Autre fait intéressant, pendant que les équipes en région éloignée ont pu jouer jusqu’en décembre, les équipes des grandes régions bordant le Saint-Laurent ont dû ranger leurs patins bien plus rapidement. 

Mais pour Marc-André Bourdon, une équipe comme les Huskies dispose d’un petit avantage quand on regarde le bassin régional. «Toutes les équipes en région sont bien connectés avec celle-ci. Est-ce que c’est un avantage? Pas nécessairement. On a regardé les joueurs en vidéo comme les autres. Oui, on a plus d’informations privilégiées, mais on ne repêche jamais un gars sur un ouï-dire», a-t-il fait valoir. 

Un événement à venir? 

D’ici le repêchage, l’amélioration de la situation pandémique pourrait possiblement permettre l’organisation d’un événement regroupant plusieurs joueurs ou plusieurs organisations midget AAA. «Il y a encore des rumeurs voulant qu’il y ait un événement, mais pour le moment, je ne vois pas comment on pourrait arriver à ça. À la LHJMQ, on est chanceux de pouvoir jouer. On a un plus gros budget que les équipes midget AAA, qui sont souvent associées avec des écoles publiques ou privées. Elles ne peuvent pas se permettre de faire ce que la LHJMQ fait actuellement pour jouer. Au niveau administratif et financier, ce sera difficile pour le midget AAA de faire quelque chose à moins que la LHJMQ s’implique et organise quelque chose», a fait savoir Marc-André Bourdon. 

«En ce moment, on ne base pas notre repêchage sur les chances qu’il y ait un événement comme ça. On se prépare plutôt comme s’il n’y en aura pas. Si on a la chance d’en avoir un, on s’adaptera», a-t-il ajouté. 

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