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01 novembre 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

El olivido que seremos: nous n'oublierons pas

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

El olvido que seremos FCIAT

©Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Le film El olvido que seremos ouvre une porte sur l’histoire du médecin colombien Hector Abad Gomez sur sa lutte pour une justice sociale.

Adaptation du roman El olivido que seremos (L’Oubli que nous serons), écrit par Hector Abad Faciolince, le film présenté au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue a chaviré le cœur des festivaliers en ouvrant la porte sur un pan de l’histoire colombienne.

Portrait du médecin colombien Hector Abad Gomez, militant des droits de l'homme, c’est à travers les yeux de son fils, Hector Abad «le troisième parce que son père en vaut 2», que le personnage plus grand que nature est découvert par le public.

Homme de famille, le médecin est engagé pour la justice sociale. Cet engagement envers une société plus juste et équitable transparaît durant le long métrage. Luttant pour un accès à l'eau et une campagne de vaccination contre la polio, l'homme se fait des ennemis à travers son discours axé sur l'égalité. Forcé à la retraite de l'université où il enseigne pour ses idées progressistes, le médecin continuera une lutte sans relâche pour une meilleure société, jusqu'au bout.

Mais derrière cet homme, il y a aussi le père de famille. Le jeune Hector voue un amour inconditionnel pour son paternel. Idole, héros, les mots ne manquent pas pour décrire cette relation père-fils. Seul garçon d’une famille composée majoritairement de femmes, cette dualité rend cette relation entre le père et son fils encore plus spéciale. Cette vie de famille remplie de tendresse, de joie, de rires n'est pas non plus sans drame. La mort d'une des filles, en raison d'un cancer, affectera cette dynamique.

Plus l'histoire avance vers une Colombie qui succombe un peu plus dans la guerre civile, Hector Abad Gomez refuse de se laisser museler. Envers et contre tous. La fin, attendue, demeure un choc.

Car derrière les idéaux, les grands combats pour une meilleure société, il y a cette vie de famille qui demeure la pierre fondamentale d’un homme qui a tout donné pour aider les gens. Et, pour un enfant, ce père aimant n’est pas ce militant qui se tient sur l’estrade, mais ce modèle qui lui ouvre la voie de la connaissance et de la sagesse.

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